Colmar gare sncf photo

Il y a  des jours où tout m’inspire, d’autres ou rien ne suscite la création chez moi. Mais il faut dire que le jour où j’ai fait ces photos je me sentais inspirée. Je crois que l’ennui y est pour beaucoup. De retour frigorifiée d’un marché de Noël féerique et envoutant qui n’avait fait qu’attiser mon imagination, le train en retard me pousse à attendre dans une petite cabane made in SNCF aux couleurs très sixties.

Photo gare Colmar Alsace

C’est comme ça que l’inspiration m’est venue, il faut dire que rester assise sur les bancs poisseux de cette bicoque ne m’excitait guère alors, appareil photo en main j’ai observé puis photographié ce qui m’entourait, de la déco inimitable jusqu’à mes voisins. C’est fou comme l’imagination peut pointer le bout de son nez, quand tu n’as rien à faire, quand tu t’ennuies ou même quand tu vas mal.  N’allez pas imaginer que j’ai eu l’envie de pleurer toutes les larmes de mon corps, ou de me tirer une balle en attendant ce fameux train direction Mulhouse… Non, non franchement tout allait bien, oui je m’ennuyais un peu, mais j’ai même trouvé cet endroit sympa.

Gare de Colmar Alsace en photo

N’exagérons rien tout de même mais j’aime bien les gares, elles m’inspirent. Ces lieux de passage, où tout le monde se retrouve, se croise sans souvent rien n’échanger, hormis la magie du voyage, la tristesse d’un départ, la douleur d’un au revoir et des adieux. J’en aurais passé moi des départs à imaginer au travers de ma fenêtre la vie de ces gens, la raison de leur départ, à observer les au revoirs, les déclarations et les couples sur les quais.

Gare sncf Colmar Alsace

Je ne me lasserai jamais je crois de ce sentiment de puissance, de liberté que je ressens à chaque fois que je traverse un de ces couloirs en direction de ma voie. Finalement, j’aime ce paradoxe que la vie impose entre l’envie du voyage, de la découverte et la douleur du départ. Sur le départ ou dans l’attente c’est ce que m’inspire les gares à chaque fois sans exception.

Gare de Colmar photo noir et blanc

 

3 thoughts on “Orange mécanique, ou le recoin d’une gare”

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